Le juge congolais retrouvé mort en mai a été assassiné, selon le rapport d'autopsie

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert une enquête après le rapport d'autopsie qui a révélé le meurtre d'un juge qui présidait un procès de corruption impliquant de hautes personnalités.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert une enquête après le rapport d'autopsie qui a révélé le meurtre d'un juge qui présidait un procès de corruption impliquant de hautes personnalités.
X Crédits : X

"Au vu des rapports, le vice-Premier ministre, ministre de la Justice annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire devant permettre d’élucider les circonstances de ce meurtre, d’en identifier les auteurs et de les sanctionner avec toute la rigueur de la loi," écrit le ministre de la Justice de la RDC, Célestin Tunda, dans un document que VOA Afrique a vu.

Selon les rapports que cite le ministre, le juge Raphaël Yanyi est décédé de suite d’une hémorragie intracrânienne résultant d’un traumatisme cranio-ericéphalique. En d'autres termes, il a reçu un ou plusieurs coups sur la tête.

Le juge Yanyi est mort le 27 mai au lendemain de la troisième audience du procès dans lequel comparaît le principal allié et ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, et deux autres co-accusés. On leur reproche pour le détournement présumé de près de 57 millions de dollars destinés à la construction de logements sociaux promis par le nouveau chef de l'État.

Le procès se poursuit, et un autre juge a été désigné pour présider le tribunal.

Le verdict est attendu pour le 20 juin prochain.